Un plan d’action santé pour les jeunes

Un plan d’action santé pour les jeunes

254
0
<<<
>>>

mal-être jeunesFrançois Hollande a annoncé ce 29 novembre le lancement d’un « plan d’action en faveur du bien-être et de la santé des jeunes ». Une réponse au mal-être et aux problèmes de santé exprimés par les enfants, les adolescents et les jeunes adultes en France.

Un jeune sur 10 connaîtrait, en effet, un épisode dépressif entre 16 et 25 ans. Le nombre d’enfants suivis en psychiatrie n’est pas plus rassurant : il a connu une hausse de 20 % entre 2007 et 2014. Face à ce bilan, le gouvernement a reconnu que l’école avait une double mission : à la fois de « transmettre le savoir, la connaissance, et de permettre que les jeunes deviennent pleinement des citoyens, des futurs citoyens », mais aussi de leur apprendre à « exister par eux-mêmes avec les autres, à connaître la société et donc à pouvoir maîtriser leur vie et ses conflits ».

Le plan d’action a donc pour principaux objectifs de créer une « école bienveillante », de permettre à tous les professionnels de mieux identifier les symptômes et les signes du mal-être des jeunes et d’améliorer la prise en charge des jeunes qui en ont besoin.

Un portail d’information en direction des jeunes

Le plan comprend la création d’un portail d’information qui mettra à disposition des jeunes des données vérifiées et leur permettra de contacter librement des professionnels compétents à partir de leurs propres souffrances.

Des consultations psychologiques gratuites

Une des mesures du plan consiste à faciliter l’accès aux consultations de psychologues grâce à un « Pass santé jeunes », qui donnera accès à des consultations gratuites, dans la limite de 10 séances. Créé pour les jeunes de 11 à 21 ans, le pass s’inscrit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 et sera donc financé.

La création d’un corps unique de psychologues de l’Education nationale

Le gouvernement prévoit de créer un corps unique de psychologues attribués à l’Education nationale pour la rentrée 2017. Pour cela, il prévoit des structures de prise en charge psychologique plus nombreuses dans les établissements scolaires. D’après le président de la République, il s’agit d’un « investissement pour l’avenir ».

Une coopération entre les acteurs

Ce plan d’action met en évidence l’importance de chacun des intervenants dans le domaine de la santé ou de l’Education nationale. D’après François Hollande « il est grand temps de rapprocher le monde de l’éducation et le monde de la santé ». Pour cela, il souhaite établir un lien entre la médecine scolaire et la médecine de ville afin de former un réseau professionnel élargi. Il met en évidence le rôle essentiel des infirmiers ou infirmières dans les établissements scolaires, premiers liens avec les adolescents.

Le plan prévoit également la mise en place de veille dans chaque collège et lycée, réunissant les adultes susceptibles de porter un regard sur la situation d’un adolescent, et faisant intervenir des spécialistes extérieurs. À cette fin, le plan prévoit de renforcer la formation initiale et continue des professionnels de l’éducation aux questions de santé et de bien-être des jeunes et tout particulièrement aux problématiques de l’adolescence.

Le président de la République souligne le « rôle majeur » des maisons des adolescents. Il apporte son soutien à ces plateformes et prévoit un financement qui leur permettrait d’assurer leur mission et leur pérennité.

Une lutte contre la radicalisation

Le plan prévoit, dans un contexte de multiplication des attaques terroristes, un investissement important en faveur de la pédopsychiatrie. Le développement d’une profession qui permettrait de prévenir les troubles psychologiques et d’éviter certaines dérives. Un investissement qui s’inscrit dans la lutte contre la radicalisation.

A lire aussi : Un site de lutte contre l’addiction chez les jeunes

Laissez votre commentaire