Transpiration excessive : causes et traitements

Transpiration excessive : causes et traitements

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hyperhydroseL’hyperhydrose, c’est-à-dire la transpiration excessive, est un problème très invalidant pour les personnes concernées. Une bonne hygiène et l’emploi de déodorants n’y changent rien.

Comment l’expliquer ?

Une surcharge émotionnelle peut expliquer une hyperhydrose. Un stress, une excitation, une peur, une colère … Dans ces situations, il n’est pas rare de transpirer, mais le patient qui présente une réelle hyperhydrose transpire excessivement, même dans des conditions qui, chez la plupart des autres personnes, ne provoquent pas de sudation. Dans ce cas, l’excès de sueur est souvent localisé, c’est-à-dire ciblé sur certaines parties du corps comme les aisselles, les paumes des mains, le front.

Mais l’hyperhydrose peut aussi être liée à une maladie sous-jacente comme l’hyperthyroïdie, l’acromégalie, le diabète, le phéochromocytome, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la tuberculose, un lymphome ou un cancer. Certaines situations peuvent également l’expliquer comme la grossesse, la ménopause ou la prise de certains médicaments. L’hyperhydrose touche alors l’ensemble du corps.

Quelles solutions ?

  • Le chlorure d’aluminium : localement, il est possible d’appliquer un anti-transpirant au chlorure d’aluminium.
  • Un traitement médicamenteux : certains médicaments, comme les anticholinergiques, ont montré leur efficacité en cas d’hyperhydrose. Néanmoins, il est fréquent que leur prise provoque des effets secondaires (troubles visuels, sécheresse buccale, …).
  • Des injections de toxine botulique : elles sont directement injectées dans les aisselles, les paumes ou le front. Leur efficacité dure généralement 5 mois, et les effets secondaires sont rares. Elles restent néanmoins douloureuses et coûteuses.
  • L’ionophorèse : dans les cas les plus gênants, il est possible d’avoir recours à cette technique plus contraignante, mais efficace. Elle s’adresse surtout à l’hyperhydrose des mains et des pieds et consiste à tremper ceux-ci dans de l’eau traversée par un courant permettant aux ions d’agir en traversant la peau. Il faut compter un minimum de 3 séances par semaine durant 3 semaines à un mois.
  • Le recours à la chirurgie : l’opération est généralement proposée lorsque les autres solutions ne fonctionnent pas.  Pour les aisselles, elle consiste en une excision chirurgicale des glandes sudoripares. Pour les mains, l’intervention consiste à sectionner une partie du nerf sympathique, à travers une petite coupe sur le thorax.

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