Tests sur les animaux : la peau humaine en alternative

Tests sur les animaux : la peau humaine en alternative

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tests animaux peau humaineChaque année, 2,2 millions d’animaux sont utilisés en France dans le cadre d’expérimentations médicales, selon l’association Peta. Des tests licites qui « revêtent un caractère de stricte nécessité » d’après l’Inserm. Malgré tout, ces expérimentations font polémique. Les associations de défense des animaux et les amis des bêtes réclament régulièrement l’arrêt de ces expériences. Oui mais voilà, jusqu’à maintenant, il n’existait pas toujours d’alternative à ces tests.

Une entreprise basée à Toulouse, Genoskin, a peut-être trouvé la solution : utiliser de la peau humaine offerte par des patients après une opération de chirurgie plastique, comme une abdominoplastie.

Une meilleure alternative en tout point

L’idée de la société française est simple : fournir aux laboratoires des modèles de peau humaine pour tester des produits chimiques, pharmaceutiques et cosmétiques, afin d’éviter que ces expériences ne soient menées sur des animaux.

La société récupère la peau auprès des patients volontaires qui ont subi une opération chirurgicale. Généralement, la peau en excès récupérée après les opérations est éliminée par les hôpitaux.

Cette technique permettant de recycler la peau, Genoskin l’a breveté. La société espère très vite se développer, et notamment aux États-Unis où les tests sur les animaux sont monnaie courante.

Genoskin a d’ores et déjà était autorisée à ouvrir un bureau et une unité de production à Boston au premier trimestre 2018.

1 – Une technique moralement plus acceptable

Tout l’intérêt de cette méthode repose sur une éthique plus respectable vis-à-vis des animaux. En effet, en effectuant les tests sur de la peau humaine, les laboratoires n’auraient plus à utiliser nos amis à poils comme cobayes.

La Peta rappelle que « les souris et les rats sont les animaux les plus utilisés pour les tests en France », mais certaines expérimentations ont lieu auprès de « hamsters, lapins, chats, chiens, singes, volailles, poissons et chevaux ». Dans un communiqué, l’association n’accorde « aucune excuse » à de telles pratiques.

2 – Un procédé scientifiquement plus fiable

Outre le plan moral, la technique Genoskin présente également moins de défaillance sur le plan scientifique. En effet, les tests sur les animaux ne sont pas toujours efficaces du fait des différences entre les réactions chez l’homme et chez l’animal. La grande majorité des médicaments validés chez les animaux n’atteindront ainsi jamais le marché.

La peau recyclée par Genoskin a l’avantage d’être de la véritable peau humaine « vivante », contrairement à la peau imprimée en 3D ou cultivée dans les laboratoires. Genoskin est confiante concernant l’efficacité de cette peau : elle devrait permettre aux laboratoires d’obtenir des « résultats plus prédictifs afin de réduire les coûts » a déclaré Pascal Descargues, fondateur et PDG de Genoskin.

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