Syndrome génito-urinaire : qu’est-ce que c’est ?

Syndrome génito-urinaire : qu’est-ce que c’est ?

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syndrome genito urinaireBrûlures, sécheresse, irritations, démangeaisons, incontinence, … de nombreuses femmes se plaignent de ces symptômes après la ménopause. Encore tabou, le sujet reste, à tort, peu abordé avec les médecins et gynécologues. Pourtant, des solutions adaptées existent.

Une femme sur deux touchée par le syndrome

L’ensemble des troubles uro-vulvo-vaginaux ressentis par les femmes ménopausées correspondent au syndrome génito-urinaire de la ménopause (Sgum), autrefois appelé « atrophie vulvo-vaginale ». L’ancien terme a été jugé trop restrictif par la North american menopause society (NAMS) qui a étudié l’ensemble de ces symptômes.

Son étude, publiée dans la revue scientifique Menopause, met d’ailleurs en évidence l’étendue des troubles et le nombre de femmes touchées. Ainsi, 1 femme ménopausée sur 2 (51 %) aurait ressenti des symptômes vulvo-vaginaux tels que des démangeaisons, brûlures, picotements, douleurs, irritations, sécheresse, ou odeurs. La moitié des femmes ménopausées rencontrerait également des problèmes d’incontinence à l’effort. Pourtant, 30 % d’entre elles ont déclaré ne pas avoir consulté de gynécologue et 80 % de ces femmes ne bénéficient d’aucun traitement.

Des répercussions sur la qualité de vie

Ces nombreux troubles ont des répercussions, parfois importantes sur la qualité de vie de ces femmes. Elles sont 40 % à estimer que ces désagréments ont un impact sur le plan émotionnel et 76 % de celles qui ont un partenaire pensent que ces symptômes gênent la sexualité. Des troubles qui peuvent également influencer l’autonomie, en cas d’incontinence par exemple, et l’estime de soi.

Des solutions adaptées

Pour faire face à ces désagréments, des solutions peuvent être proposées par un gynécologue ou un médecin. Il peut s’agir d’un traitement hormonal ou de solutions alternatives comme des lubrifiants.

  • Un traitement hormonal substitutif consiste à administrer des hormones qui, lors de la ménopause, ne sont plus sécrétées par les ovaires afin de limiter les troubles. Il se présente sous forme de gels, de patchs ou de comprimés.
  • Les traitements non hormonaux sont essentiellement à base de lubrifiants (notamment pour les rapports sexuels) et d’hydratants (en traitement d’entretien). Des probiotiques peuvent également être recommandés par un professionnel de santé.

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