Santé des jeunes : la Croix-Rouge s’inquiète

Santé des jeunes : la Croix-Rouge s’inquiète

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sante jeunes croix rougeÀ Paris, 13 000 étudiants se privent de 4 à 6 repas par semaine faute de pouvoir se les payer. C’est l’un des constats inquiétants dressés par la Croix-Rouge française dans la seconde édition de son « Pacte Santé », un baromètre des besoins et perspectives en matière de santé publique.

Des jeunes en difficulté

Grâce à ce nouveau baromètre, la Croix-Rouge française souhaite alerter les pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées par les jeunes en France, et pas seulement en région parisienne. Elle met ainsi en évidence des difficultés pour accéder aux soins, se nourrir, ou encore se déplacer et trouver un travail.

Ainsi, en 2017, près de 55 % des jeunes ont renoncé à des soins, notamment faute de ressources financières suffisantes. Pour ne rien arranger, les jeunes ont, en majorité, des habitudes alimentaires moins saines que leurs aînés : ils mangent peu de fruits et de légumes, vont davantage au fast-food et seulement 34 % des 12-30 ans mangent du poisson deux fois par semaine, comme cela est recommandé. Sans oublier qu’en dehors de la nutrition, les troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie, …) continuent de persister chez cette population.

Côté sommeil, les 15-30 ans déclarent dormir en moyenne 7h26 par nuit, alors qu’ils estiment que le temps nécessaire serait de 7h52. Près d’un quart des jeunes apparaît ainsi en dette de sommeil. Un état qui accentue les risques de troubles de l’humeur, voire de dépression.

Autre constat inquiétant : en zone rurale en 2017, un jeune sur 3 âgé de 16 à 29 ans n’a pas pu se rendre à un entretien d’embauche, faute de moyen de transport. Une situation qui favorise le chômage et la pauvreté dans ce milieu.

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Des pistes d’amélioration

Pour voir s’améliorer la situation de ces jeunes, la Croix-Rouge française avance plusieurs propositions, telles que :

  • L’accès aux minimas sociaux à partir de 16 ans ;
  • Le déploiement des Maisons des adolescents et des Espaces santé jeunes sur l’ensemble du territoire ;
  • La hausse des financements destinés aux actions éducatives de promotion de la santé ;
  • La mise en œuvre effective de sanctions à l’encontre des professionnels de santé refusant de prodiguer des soins aux jeunes vulnérables ;
  • L’intégration d’un volet « santé » dans le cadre du service civique.

La Croix-Rouge espère que des engagements en ce sens seront pris, dans les prochaines années, par les pouvoirs publics et notamment Agnès Buzyn, nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé.

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