Post-attentat : une prise en charge encore indispensable

Post-attentat : une prise en charge encore indispensable

177
0
<<<
>>>
charlie-hebdo-attentat
Journalistes, secouristes et policiers dans la rue Nicolas-Appert quelques heures après l’attentat contre Charlie Hebdo – Wikipédia

Suite aux attentats visant la rédaction de Charlie Hebdo et une supérette cacher en janvier 2015, Santé publique France et l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France ont mis en place une enquête pour estimer le traumatisme causé par ces attaques. L’étude, intitulée I.M.P.A.C.TS, a été menée auprès de l’ensemble des personnes touchées par les événements (victimes, endeuillés, intervenants, témoins). Elle révèle les conséquences psycho-traumatiques, parfois graves, de ces attentats sur les personnes touchées.

6 mois après, le traumatisme était toujours présent

Selon l’étude, menée de juin à octobre 2015, les conséquences psycho-traumatiques étaient toujours importantes dans la population civile, même 6 mois après les attaques. Près de 4 personnes sur 10 présentaient au moins un trouble de santé mentale comme un stress post-traumatique, une dépression ou des troubles anxieux. Plus de 20 % des répondants avaient augmenté leur consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis) et 32 % d’entre eux se sont retrouvés dans l’impossibilité de travailler du fait de leur état de santé. Pourtant, plus de la moitié de la population avait bénéficié d’une prise en charge médico-psychologique ou avait reçu une forme de soutien.

Un impact différent pour les intervenants

Pour les intervenants professionnels, comme les forces de l’ordre, les pompiers, les soignants ou les associations de premiers secours, l’impact a été différent. Pourtant fortement exposés aux évènements, ils étaient moins nombreux à subir les conséquences psychopathologiques de ces évènements par rapport à la population civile.

Des formations préventives ?

Selon l’étude, ces résultats mettent en lumière l’intérêt de généraliser les formations à la gestion du stress et aux conséquences psycho-traumatiques à l’ensemble de la population. Cela permettrait de prévenir les conséquences sur la santé en cas de nouvelle attaque.

Laissez votre commentaire