Perturbateurs endocriniens : un impact sur la fertilité ?

Perturbateurs endocriniens : un impact sur la fertilité ?

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perturbateurs endocriniens fertilitéAu cours des dernières années, la qualité de sperme se serait détériorée dans la plupart des pays occidentaux. Une baisse de la fertilité pointée du doigt par une méta-analyse de 185 études réalisées entre 1973 et 2011, parue dans la revue Human Reproduction. En cause selon les chercheurs : les perturbateurs endocriniens présents partout dans notre environnement et dans la plupart des produits que nous utilisons et mangeons au quotidien.

La qualité du sperme se détériore

Les travaux, réalisés auprès de plus de 26 000 hommes issus d’une cinquantaine de pays, montrent que la quantité et la qualité du sperme ont chuté en presque 40 ans.

Ainsi, les chercheurs ont observé une concentration du sperme en spermatozoïdes de 49,9 millions par millilitres de liquide en 2005 contre 73,6 millions/ml en 1989. Un chiffre qui reste largement supérieur au taux nécessaire pour concevoir un enfant (15 millions/ml), mais qui inquiète les spécialistes. En effet, la rapidité avec laquelle cette dégradation s’est produite pourrait avoir des conséquences dramatiques à long terme. Surtout que rien n’indique que cette baisse de la fertilité va s’arrêter.

Des conséquences pour les futures générations

Selon les chercheurs, les perturbateurs endocriniens, en interférant avec nos systèmes hormonaux, pourraient être à l’origine de cette diminution du nombre de spermatozoïdes.

Ils envisagent également que l’obésité, le stress, le tabagisme ou encore la sédentarité puissent aussi avoir un impact négatif sur la fertilité.

Si certains de ces facteurs peuvent être évités, la question des perturbateurs endocriniens reste un débat ouvert. Il y a quelques semaines, les États membres de l’Union européenne ont apporté une définition précise de ces substances nocives. Un premier pas favorable, mais encore loin d’être suffisant pour les voir disparaître définitivement de nos vies quotidiennes.

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