Perturbateurs endocriniens : les écolos ne sont pas épargnés

Perturbateurs endocriniens : les écolos ne sont pas épargnés

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perturbateurs endocriniens ecoloMême les personnalités les plus écolos n’échappent pas aux perturbateurs endocriniens. Elles ont beau manger bio, éviter les produits traités ou les polluants au quotidien, aucune n’échappe à la contamination. Un constat alarmant dressé par l’association Générations futures.

Toutes les personnalités sont contaminées

À la demande de l’association, sept personnalités du monde de l’écologie ont fait analyser une mèche de leurs cheveux afin de déterminer la présence ou non de perturbateurs endocriniens (PE) dans leur organisme. Ont répondu présents : Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin.

Le laboratoire a alors recherché la présence d’environ 200 PE à savoir environ 150 pesticides et métabolites de pesticides, 3 bisphénols, 13 phtalates et métabolites de phtalates et 32 congénères de PCBs (polychlorobiphényles). Résultats ? 100 % des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés.

« Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que seulement 4 familles de substances chimiques aient été recherchées. Et ces cocktails posent la question de l’impact sur la santé de ce mélange. » a déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

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« Nos corps portent les marques des excès et des dérives de la société. »

De leur côté, les personnalités ayant répondu au test ont du mal à y croire : « J’ai 50 perturbateurs endocriniens dans mon organisme ! Je m’y attendais, mais il n’empêche que je suis choquée… » a déploré la journaliste, réalisatrice et écrivaine Marie-Monique Robin. De son côté, le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand est plus résigné « Qu’on le veuille ou non, nos corps portent les marques des excès et des dérives de la société ». Pour Nicolas Hulot, journaliste, « Ces analyses nous montrent la prégnance de ces substances dans notre quotidien et leur rémanence dans nos corps. Chaque jour compte pour lutter contre les perturbateurs endocriniens et désintoxiquer notre société, car nous sommes tous potentiellement des victimes qui s’ignorent. »

Un besoin urgent d’agir

Selon Générations Futures, « Ce rapport pointe plus que jamais la nécessité de retirer de notre environnement les substances perturbateurs endocriniens ». L’association réclame une mobilisation générale de la part des gouvernements et plus de fermeté de la part de la Commission européenne.

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