Parkinson : un risque plus élevé en zone agricole !

Parkinson : un risque plus élevé en zone agricole !

298
0
<<<
>>>

parkinson-zone-agricoleÀ ce jour, différents travaux ont décrit la relation entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs et les travailleurs agricoles. Les données sont d’ailleurs tellement solides que la maladie neurodégénérative est inscrite au tableau de leurs maladies professionnelles. Naturellement, il était indispensable de comprendre l’impact de ces mêmes pesticides sur la population générale. L’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), en collaboration avec Santé publique France, a mené une enquête permettant de mieux en comprendre les risques. Leur conclusion : l’incidence de la maladie serait d’autant plus élevée que les activités agricoles sont développées localement, même hors du cadre professionnel.

Les zones viticoles sont les plus à risque

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs se sont basés sur le nombre de personnes nouvellement traitées par des médicaments antiparkinsoniens dans chaque canton français, entre 2010 et 2012. Ils ont ensuite comparé ces données à l’importance et à la nature de l’activité agricole sur chacun des territoires.

Résultat : les auteurs ont pu décrire l’association existant entre le nombre de cas de maladie de Parkinson et la proportion de surface des cantons allouée à l’agriculture. « Plus cette dernière est élevée, plus le nombre local de cas est important. Et avec certaines cultures, comme la viticulture, l’association semble plus prononcée » précise Alexis Elbaz, directeur de l’étude et neurologue à l’Inserm.

A lire aussi : Vivre près d’une grande route : plus de risques de démence

Faut-il s’inquiéter ?

Les habitants des zones rurales ne doivent pas pour autant s’alarmer. La maladie de Parkinson reste, même en zone rurale, très rare et l’augmentation de risque observé reste faible, de l’ordre de 10 %.

Des études complémentaires pourraient être conduites pour évaluer les pesticides les plus à risque : « Les modes d’épandage, les produits utilisés et leur quantité dépendent des types d’activité agricole. On dispose souvent de données sur la toxicité aigüe des produits chimiques, mais celles concernant leur neurotoxicité font souvent défaut » explique Alexis Elbaz. Un travail en ce sens permettrait donc d’écarter les composés les plus à risque pour les agriculteurs, comme la population générale.

A lire aussi : Perturbateurs endocriniens : comment s’en protéger ?

Laissez votre commentaire