Paracétamol : ce qu’il faut savoir

Paracétamol : ce qu’il faut savoir

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ParacetamolDisponible sans ordonnance, le paracétamol est utilisé par la plupart des foyers français en cas de douleur ou de fièvre. Avec le temps, son usage s’est banalisé. Très efficace, il n’en reste pas moins un médicament : comme tel, son utilisation doit être contrôlée et restreinte.

Un médicament qui réduit la douleur et diminue la fièvre

Le paracétamol est généralement utilisé en première intention en cas de douleur et/ou de fièvre. Et pour cause : il est très efficace pour soulager les maux de tête, les douleurs corporelles, les douleurs dentaires modérées, certains symptômes du rhume et pour certaines femmes, il soulage les douleurs liées aux règles.

Le paracétamol se trouve généralement sous forme de gélules, de comprimés effervescents ou de cachets. Mais on peut aussi se le procurer en sirop, en sachet ou en suppositoire : des formes plutôt destinées à un usage pédiatrique.

Il est généralement très bien toléré, notamment sur le plan digestif contrairement à d’autres antalgiques comme l’aspirine, qui entraînent parfois des douleurs gastriques.

Une action sur le système nerveux

Les mécanismes bénéfiques du paracétamol ont été découverts par hasard en 1889 et n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets. Les spécialistes confirment tout de même que cette substance agit principalement au niveau du système nerveux central. En tant qu’analgésique, il inhibe la production des prostaglandines (substances qui déclenchent un signal de douleur transmis au cerveau) et donc bloque l’influx nerveux qui génère la sensation de douleur dans l’encéphale. Il s’agit également d’un antipyrétique (fait baisser la fièvre), puisqu’il agit sur le centre thermorégulateur hypothalamique en inhibant l’action des pyrogènes endogènes et la synthèse des prostaglandines.

À haute dose, il peut être toxique

À dose thérapeutique (maximum 4g par jour), le paracétamol ne présente généralement pas de risques majeurs. En revanche, son surdosage peut entraîner de graves lésions hépatiques conduisant à une hépatite fulminante. Pour certaines personnes fragiles, le risque est présent même en respectant la posologie. Les personnes âgées, dénutries, présentant une maladie hépatique ou sous l’emprise de l’alcool doivent être particulièrement vigilantes. Il convient de préciser que la prise prolongée de paracétamol à dose élevée peut être aussi nocive pour le foie qu’un surdosage massif.

Aussi, certaines études suggèrent qu’il existe un risque d’hypertension artérielle sous paracétamol. Pour les patients hypertendus ou coronariens, il est donc pertinent de surveiller sa tension artérielle en cas de prise régulière du médicament.

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