Mucoviscidose : un traitement dans les étoiles de mer ?

Mucoviscidose : un traitement dans les étoiles de mer ?

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étoile de mer mucoviscidoseL’étoile de mer possède une molécule, appelée roscovitine, qui pourrait être efficace contre la mucoviscidose, maladie génétique rare qui touche principalement les voies respiratoires et le système digestif. Découverte en 1995, par Laurent Meijer dans son laboratoire du CNRS à Roscoff, la roscotivine a des vertus anti-inflammatoires et anti-infectieuses qui pourraient aider à lutter contre cette maladie.

En France, près 7 000 personnes touchées par la mucoviscidose

La mucoviscidose se manifeste par la production importante de mucus dans l’appareil digestif et respiratoire. Un environnement favorable aux bactéries, notamment la bactérie Pseudomonas aeruginosa qui est responsable d’infections pulmonaires graves. Près de la quasi-totalité des malades sont porteurs de cette bactérie avant leur dixième anniversaire.

En France, 6 412 patients ont été recensés en 2014 par les centres participant au Registre Français de la Mucoviscidose. Aussi, près de 2 millions de personnes sont porteuses saines du gène, c’est-à-dire qu’elles ne souffrent pas de la maladie, mais qu’elles sont susceptibles de transmettre le gène à leur enfant.

La roscovitine capable de booster le système immunitaire

La roscovitine pourrait être une réponse contre la maladie. En boostant le système immunitaire des patients, cette molécule pourrait aider l’organisme à lutter contre les infections chroniques.

De plus, comme elle n’agit pas directement sur la bactérie, elle n’entraînerait pas de résistance et pourrait agir sur un nombre important d’agents pathogènes. Elle serait alors capable de « corriger » la principale mutation responsable de la mucoviscidose et aurait un effet analgésique.

Une molécule à l’essai

Des chercheurs, le Dr. Laurent Meijer et le Pr. Hervé Galons, ont réussi à synthétiser en laboratoire la roscovitine. Ils ont déposé un brevet et créé la start-up ManRos Therapeutics en 2007.

Depuis avril dernier, un essai de phase 2 a été lancé auprès de 36 malades dans 9 hôpitaux français afin d’évaluer la bonne tolérance et les effets de la roscovitine. Les participants ont reçu pendant 28 jours la molécule ou un placebo. Ces tests ont été financés par le ministère de la Santé et l’association Vaincre la mucoviscidose et devraient livrer leurs premiers résultats à la fin de l’année 2016.

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