Les députés votent le délit d’entrave numérique à l’IVG

Les députés votent le délit d’entrave numérique à l’IVG

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Asemblee NationaleOn n’aura jamais autant parlé de l’IVG que récemment. Après les débats de la primaire de la droite et du centre, hier, les députés ont voté un texte étendant le délit d’entrave à l’IVG aux sites internet propageant des « informations biaisées ». La sanction pouvant être de 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison.

Plusieurs sites sont visés, dont ivg.net et avortement.net. Ces deux sites qui reprennent les chartes graphiques institutionnelles se font passer pour des sites d’informations officiels dans le seul but de dissuader les femmes à avorter. Ils sont d’ailleurs administrés par la même personne.

A l’aide de témoignages dont on peut douter de la véracité, se faisant passer pour des sites d’informations, ces pages internet insistent sur les souffrances et éventuels regrets post-IVG. Leur vocabulaire est lui également bien spécifique, utilisant toujours les mots enfant ou bébé, plutôt que fœtus ou embryon.

Une absence remarquée à l’Assemblée

Le grand absent de ce débat à l’Assemblée Nationale était François Fillon. Le gagnant de la primaire de la droite et du centre avait été attaqué pendant sa campagne suite à une déclaration où il annonçait qu’il se positionnait personnellement contre l’IVG mais qu’il ne reviendrait pas dessus.

Sur les bancs, l’UDI a voté pour ce texte porté par le gouvernement avec les rangs de la gauche, alors que les Républicains et le FN ont voté contre, dénonçant une loi liberticide.

Maintenant, le texte doit être validé par le Sénat, dont la majorité est différente mais où le vote des centristes peut faire basculer d’un côté ou de l’autre la chambre.

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