Les anxiolytiques encore trop consommés

Les anxiolytiques encore trop consommés

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anxiolytiques risques accidentsEn France, 11 millions de personnes consomment des benzodiazépines (anxiolytiques ou somnifères). Ces traitements, prescrits en cas d’anxiété, de troubles sévères du sommeil ou d’épilepsie, ne sont pas sans danger. Ils seraient, en grande partie, responsables des accidents mortels de la route liés à la prise de médicaments.

Une consommation en légère baisse

Une diminution modérée de la prise de benzodiazépines est observée en France depuis ces trois dernières années, mais leur consommation reste encore trop élevée. Près de 13,4 % de la population française a ainsi consommé en 2015 au moins une fois une benzodiazépine (anxiolytique principalement) révèle l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Outre les accidents de la route, les benzodiazépines exposent à des effets indésirables : somnolence, comas, convulsions voire, plus rarement, amnésies. Les affections psychiatriques représentent 12 % des effets indésirables graves des anxiolytiques et 17 % des hypnotiques avec majoritairement des états confusionnels. Les risques d’effets indésirables graves sont accrus chez le sujet âgé pour qui les chutes sont fréquentes.

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Renforcer la mobilisation

Selon l’ANSM, il est donc nécessaire de poursuivre les efforts en lien avec les professionnels de santé, et en améliorant l’information des patients et du grand public. Depuis le 13 mars 2017, toutes les benzodiazépines sont classées en « niveau trois » de danger, se traduisant par une incompatibilité majeure avec la conduite automobile. Le pictogramme rouge « Attention, danger : ne pas conduire », présent sur les boîtes de ces médicaments, doit vous alerter.

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