Laver son linge à l’eau de pluie : mauvaise idée ?

Laver son linge à l’eau de pluie : mauvaise idée ?

181
0
<<<
>>>

laver linge eau pluieRécolter l’eau de pluie est une pratique écolo et économique. Depuis de nombreuses années, elle séduit de plus en plus de Français. Néanmoins, elle demande quelques précautions. Dans un rapport rendu public ce mercredi 22 février, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) publie son avis relatif à l’utilisation de l’eau de pluie pour le lavage du linge.

Eau de pluie : pour quels usages ?

Un arrêté ministériel du 21 août 2008 autorise la récupération des eaux de pluie et leur usage dans certaines situations :

–    À l’extérieur pour l’arrosage des espaces verts par exemple.
–   À l’intérieur notamment pour l’alimentation des chasses d’eau et le lavage des sols. L’utilisation d’eaux de pluie pour le lavage du linge est autorisée uniquement à titre expérimental, sous réserve de mise en œuvre de dispositifs de traitement de l’eau adaptés. Cet usage est donc très encadré par la loi : il faut notamment déclarer cette pratique en mairie et posséder un dispositif de filtration pour y être autorisé.

Quelles limites ?

Pour l’ANSES, il est possible que les micro-organismes apportés par l’eau de pluie se retrouvent sur le linge sortant de la machine à laver. Or pour l’instant, il est impossible de déterminer les « risques sanitaires potentiels liés à la mise en place de telles installations » a confié l’Agence dans son rapport. En fonction de la saison, la pluviométrie, la température ou encore la zone géographique, les eaux présentent, en effet, des caractéristiques microbiologiques trop hétérogènes pour être évaluées.

Par précaution, l’Agence déconseille l’utilisation de ces eaux  à certaines populations. À savoir :

•    les populations à risque d’allergie cutanée, ayant des maladies de peau ou des peaux atopiques (propices aux allergies) ;
•    les jeunes enfants, qui mettent régulièrement le linge à la bouche ;
•    les personnes immunodéprimées ;
•    les personnes en hospitalisation à domicile ;
•    les personnes hospitalisées dont le linge est lavé à la maison, et leur entourage ;
•    les personnes vivant à côté de sites industriels et de sites agricoles, où l’eau de pluie est susceptible de contenir davantage de contaminants chimiques.

A lire aussi : Monoxyde de carbone : quels risques ?

Laissez votre commentaire