L’Académie de médecine favorable à la conservation d’ovocytes

L’Académie de médecine favorable à la conservation d’ovocytes

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OvuleElle se déclare favorable à l’auto-conservation d’ovocytes pour pallier les problèmes de fertilité que les femmes peuvent rencontrer après 35 ans.

En l’état actuel des choses

La fertilité des femmes diminue après 35 ans, et nettement à partir de 40 ans. Une baisse associée à la chute du nombre d’ovocytes.

Actuellement, les femmes souhaitant faire prélever et conserver leurs ovocytes afin d’y avoir éventuellement recours à l’avenir par FIV (fécondation in vitro) sont limitées. En effet, en France, cette méthode est réservée aux femmes soit atteintes de pathologies malignes, soit avec un risque de perte prématurée de leur fertilité (endométriose…), soit dans le but de faire un don.

Or, la demande a considérablement augmenté ces dernières années, poussant les femmes à se rendre à l’étranger : Espagne, Grande-Bretagne, Belgique, Italie…

Les recommandations de l’Académie de médecine

Avant la publication du rapport du Comité consultatif national d’éthique sur l’accès à l’aide médicale à la procréation, l’Académie de médecine se prononce. Dans son rapport, elle recommande notamment :

« L’autorisation de conserver des ovocytes soit accordée dans trois circonstances : la préservation de la fertilité pour raison médicale, le don d’ovocytes, et la prévention de l’infertilité liée à l’âge. »

« Que cette démarche soit réservée aux femmes majeures, sous réserve d’une information obligatoire et exhaustive sur les méthodes, leur coût, sur l’âge recommandé du recueil, avant 35 ans, et l’âge d’utilisation ultérieure des ovocytes, avant 45 ans, sur les chances de succès, les risques d’échecs ou de complications, les risques des grossesses tardives, liés à la procédure. »

Un rapport adopté à 54 voix en faveur, 12 contre et 22 abstentions.

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