Hémorragie post-partum : comment l’expliquer ?

Hémorragie post-partum : comment l’expliquer ?

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hémorragie post partumAprès la naissance de bébé, au moment de la délivrance, les contractions reprennent pour expulser le placenta. Cette ultime étape de l’accouchement occasionne des pertes de sang normales. Néanmoins, il arrive que ces pertes deviennent trop importantes et impliquent de sévères complications : on parle alors d’hémorragie post-partum.

Un accident imprévisible

La plupart des hémorragies post-partum surviennent sans qu’aucun facteur aggravant ne soit clairement retrouvé. Certaines situations présentent toutefois des risques : c’est, par exemple, le cas lorsque le placenta est situé devant le col de l’utérus, lors de la dernière échographie.

Pour lutter contre ce phénomène, des mesures préventives s’adressent à toutes les femmes. En plus des consultations prénatales, chaque femme enceinte bénéficie d’une consultation d’anesthésie. Elle vise à mettre en place les mesures minimales nécessaires à la prise en charge des patientes en cas d’hémorragie. Après la délivrance, la sage-femme vérifie soigneusement que le placenta est bien complet, puis masse l’utérus pour favoriser sa contraction.

Les causes de l’hémorragie

La plupart du temps, une atonie utérine est à l’origine de l’hémorragie. Elle se manifeste par une absence de contractions. Résultat : tous les petits vaisseaux restent ouverts, ce qui entraîne des saignements.

L’hémorragie de la délivrance peut aussi être provoquée par une rétention placentaire, une déchirure du vagin ou du col de l’utérus ou encore une anomalie d’insertion du placenta.

La prise en charge

En cas d’accouchement par voie basse, on considère qu’il y a hémorragie lorsque les pertes sanguines sont supérieures à 500 ml, et pour une césarienne à 800 ml. Pour l’identifier au plus vite, la mère est normalement gardée 2h en salle d’accouchement. Des poches, placées sous ses fesses, permettent de quantifier le volume de ses pertes.

Lorsque l’hémorragie est décelée, l’urgence est de stopper les pertes de sang. Le gynécologue ou la sage-femme peut alors pratiquer une révision utérine afin de vider l’utérus des éventuels caillots de sang et morceaux de placenta qui peuvent l’empêcher de se contracter normalement. Si cela ne suffit pas, un produit contractant ainsi qu’une transfusion sanguine peuvent être administrés à la mère. Dans les cas les plus graves, une intervention chirurgicale est nécessaire.

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