Grippe et vaccin, les professionnels de santé mauvais élèves

Grippe et vaccin, les professionnels de santé mauvais élèves

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professionnels santé vaccin grippeL’épidémie de la grippe a été particulièrement virulente cette année. Pour éviter qu’elle ne se propage, les organismes de santé recommandaient, entre autres, de se laver les mains, d’éviter tout contact avec les malades, mais aussi de se faire vacciner. Santé Publique France avait d’ailleurs rappelé, dans plusieurs bulletins épidémiologiques, que la vaccination restait le meilleur moyen de se protéger. Pourtant, les professionnels de santé ne semblent pas avoir montré l’exemple : une récente étude indique que seuls 46 % d’entre eux se sont fait vacciner contre la grippe cet hiver.

Les médecins, bon élèves

D’après cette nouvelle étude, rendue publique à l’occasion du lancement de la chaîne « Tous pour la santé TV » sur Youtube, les médecins ont été les plus nombreux à se faire vacciner avec un taux avoisinant les 75 %. Loin devant les pharmaciens (59 %), les infirmiers (39 %) et les kinésithérapeutes (23 %). Dans le détail, les professionnels de ville sont plus vaccinés que ceux travaillant à l’hôpital (47% contre 41%).

Selon le Dr François Sarkozy, qui a coordonné l’enquête : « Les résultats sont dans la fourchette haute, mais on retrouve le même différentiel que dans les précédentes études entre les médecins et les infirmiers ou kinésithérapeutes ».

Des résultats qui se veulent donc encourageants, mais encore loin d’être suffisants pour ces professionnels en contact permanent avec des personnes fragiles.

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Rendre obligatoire la vaccination pour les professionnels de santé ?

Ces données, récoltées grâce à un questionnaire anonyme en ligne adressé aux professionnels de santé, relancent le débat de la vaccination obligatoire. Mais là encore, des disparités apparaissent entre les différentes professions : si les pharmaciens et les médecins y sont majoritairement favorables (respectivement 75 % et 67 %), les infirmiers et les kinésithérapeutes semblent plus réticents : seuls 35 % des infirmiers et 20 % des kinés y sont favorables.

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