Gonorrhée : l’OMS inquiète face à l’antibiorésistance

Gonorrhée : l’OMS inquiète face à l’antibiorésistance

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gonorrhée antibiorésistanceLa résistance aux antibiotiques est aujourd’hui une menace mondiale des plus urgentes. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle aurait notamment rendu difficile, voire parfois impossible, le traitement de la gonorrhée, une infection sexuellement transmissible courante. Face à l’augmentation du nombre de cas, l’OMS appelle à la vigilance.

Gonorrhée : une « bactérie particulièrement intelligente »

D’après le Dr Teodora Wi, médecin, Département Santé reproductive à l’OMS « la bactérie responsable de la gonorrhée est particulièrement intelligente. À chaque fois que nous utilisons une nouvelle classe d’antibiotiques pour traiter l’infection, la bactérie évolue pour y résister ».

Ainsi, certains pays, en particulier les pays à revenu élevé, présenteraient des cas d’infection par Neisseria gonorrhea qu’aucun antibiotique connu ne peut traiter.

« Ces cas ne représentent que la partie émergée de l’iceberg, car les systèmes permettant de diagnostiquer et de notifier les infections incurables font défaut dans les pays à revenu faible où la gonorrhée est en réalité plus courante » ajoute le Dr Wi.

Gonorrhée : sans traitement, les complications sont importantes

En l’absence de traitement efficace, la gonorrhée peut provoquer une infection des organes génitaux, du rectum et de la gorge. Les complications résultant de la maladie touchent de façon disproportionnée les femmes qui encourent notamment un risque de maladie inflammatoire pelvienne, de grossesse extra-utérine et de stérilité ainsi qu’un risque accru d’infection par le VIH.

Gonorrhée : l’importance de la prévention

Alors que chaque année, 78 millions de personnes sont infectées, la maladie reste peu connue par le grand public. L’OMS rappelle qu’il est possible de la prévenir en adoptant des comportements sexuels plus sûrs, en particulier en utilisant de façon systématique un préservatif.

L’organisation souhaite que soient mises en place des mesures visant à informer et à éduquer le public aux bonnes pratiques sexuelles, ainsi qu’aux symptômes de la gonorrhée et aux autres infections sexuellement transmissibles.

L’OMS souligne également la nécessité de mettre aux points rapidement de nouveaux antibiotiques, des tests de diagnostic rapides et précis, ainsi qu’à plus long terme, un vaccin pour prévenir la gonorrhée.

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