Cancer : un test sanguin pour prédire la durée de vie

Cancer : un test sanguin pour prédire la durée de vie

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test sanguin cancerDes chercheurs de l’université de Kyoto ont imaginé un test sanguin capable de prédire la durée de vie d’un patient atteint d’un cancer et en soins palliatifs. Une découverte présentée à l’occasion du congrès European Society for Medical Oncology (ESMO) à Singapour.

Un pronostic honnête

Le Dr Yu Uneno, principal auteur de l’étude, précise que ce test permettrait de fournir aux patients et à leur famille « des pronostics honnêtes et vérifiés ». Il ajoute que ces informations devront être « partagées avec sensibilité et de manière à maintenir l’espoir ».

Des traitements ajustés

Mais le véritable atout de ce test est qu’il permettrait aux patients, à leurs proches et aux soignants de prendre des décisions aiguillées en matière de traitement, pour déterminer si un traitement pharmacologique doit ou non être administré. Certains traitements provoquent de nombreux événements indésirables : si l’espérance de vie d’un patient est très courte, ces traitements risquent de réduire la qualité de ses derniers instants et l’empêcher de profiter de ses proches. Le Dr Yu Uneno précise alors que « la chimiothérapie serait rarement prescrite chez un patient peu susceptible de survivre au-delà de plusieurs semaines en raison de ses effets secondaires ». À l’inverse, certains médicaments, utilisés pour soulager les symptômes de soins palliatifs, sont destinés à accompagner les patients en fin de vie. Leur prise prolongée étant contre-indiquée, le test permettrait de fournir ces médicaments uniquement aux personnes susceptibles de mourir dans les semaines à venir.

Des résultats encourageants

L’étude, menée auprès de 1015 patients (385 en service de soins palliatifs à l’hôpital, 464 en unités de soins palliatifs et 166 en soins palliatifs à domicile) apporte déjà des premiers résultats prometteurs. Le Dr Uneno a déclaré que les tests avaient fourni des prédictions exactes, sur la durée de vie d’un patient, « dans 70 – 80 % des cas ». Les chercheurs précisent que des études complémentaires, impliquant notamment des dimensions éthiques et psychologiques, seront nécessaires pour que ce test soit un jour disponible.

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