Cancer de la prostate : les hommes seraient mal informés

Cancer de la prostate : les hommes seraient mal informés

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cancer prostateUne récente étude, publiée dans la revue scientifique Gold Journal, démontre que les hommes atteints d’un cancer de la prostate seraient mal informés sur les causes de leur maladie. Une ignorance qui aurait des répercussions sur la perception des traitements qu’ils reçoivent.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont soumis un questionnaire sur Internet à des patients souffrant d’un cancer de la prostate et sous traitement. Ils avaient, en effet, tous subi une prostatectomie radicale : une intervention chirurgicale qui a pour but d’enlever toute la prostate et les vésicules séminales. Parmi les patients ayant répondu au questionnaire, soit 293 personnes, seulement 53,5 % ont pu apporter des réponses exactes sur les causes de leur maladie. Ils ont, par exemple, cité leur âge, leur origine ethnique ou encore des antécédents familiaux. Plus concrètement, 16,7 % des patients ont répondu qu’ils ne savaient pas répondre à la question, 8,3 % d’entre eux ont évalué que leur cancer était lié à la malchance, au hasard ou à une puissance divine et 20,5 % de ces hommes ont apporté des réponses non vérifiées (le stress, l’utilisation du téléphone portable ou encore l’alimentation). Les experts révèlent que les hommes présentant des antécédents familiaux de cancer de la prostate apportaient des réponses plus justes que les autres. Cependant, aucune différence significative n’a été observée entre les niveaux de revenu et d’instruction, ni les origines sociales des patients.

Par ailleurs, les scientifiques ont cherché à évaluer l’impact de cette auto-perception sur la satisfaction de ces hommes vis-à-vis de leur traitement. Ils ont mis en évidence que les patients mal informés étaient plus nombreux à considérer la chirurgie comme une mauvaise décision.

Pour les chercheurs, il est alors nécessaire d’apporter les bonnes informations aux patients dès le début de leur prise en charge afin d’améliorer la qualité de leur traitement. D’autant que ces informations peuvent également impacter le message de prévention auprès de l’ensemble de la population.

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