L’AVC, première cause de mortalité chez les femmes

L’AVC, première cause de mortalité chez les femmes

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AVC premiere cause de mortalité chez les femmesEn France, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent la première cause de mortalité chez les femmes et la troisième chez les hommes. Ce sont également une cause majeure de handicap moteur et de démence. Malgré les mesures adoptées ces dernières années pour améliorer la prise en charge, la progression de l’AVC reste préoccupante. Santé Publique France dresse le bilan dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire.

Les moins de 65 ans sont particulièrement concernés

Selon le rapport, entre 2008 et 2014, le nombre de patients hospitalisés pour AVC (tous types) a augmenté de 13,7%, passant de 97 151 à 110 438. Les principales évolutions survenues depuis 2008 concernent les AVC ischémiques (embolie cérébrale, ictus, attaque cérébrale, infarctus, …) pour lesquels le taux de patients hospitalisés a augmenté de manière importante chez les moins de 65 ans.

Des disparités régionales

En 2014, la Guyane et La Réunion étaient les régions les plus fortement touchées par les accidents vasculaires cérébraux. En métropole, les taux les plus élevés pour AVC ischémiques ont été observés en Bretagne, dans les Hauts-de-France et les plus bas en Corse, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Une meilleure prise en charge

Pour faire face à ces accidents, le gouvernement a pris des mesures permettant de mieux prendre en charge les patients. En outre, les hôpitaux ont été dotés d’unités neuro-vasculaires (UNV) spécialement dédiées à la prise en charge des AVC. Ainsi, la proportion de patients pris en charge dans ces unités a fortement progressé, atteignant 52% en 2014 pour les AVC ischémiques.

Le rapport souligne également une diminution de la létalité hospitalière, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de patients hospitalisés pour AVC puis décédés à l’hôpital durant une année donnée et le nombre total de patients hospitalisés pour AVC la même année. Cette diminution pourrait être liée à l’amélioration importante de la filière de prise en charge des patients en phase aiguë.

Ainsi, Santé Publique France estime que la poursuite, voire l’intensification des campagnes de prévention des AVC est essentielle pour limiter le retentissement humain et économique de cette pathologie.

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