Apprendre à lire, un impact sur le cerveau même adulte

Apprendre à lire, un impact sur le cerveau même adulte

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apprentissage lecture cerveauLire est une activité relaxante, souvent privilégiée le soir avant de tomber dans les bras de Morphée. Mais ce n’est pas tout ! L’apprentissage de la lecture présenterait aussi l’avantage de faire évoluer de façon significative notre cerveau, même à l’âge adulte. Un constat étonnant mis en évidence par une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances.

Une transformation profonde du cerveau

Pour arriver à ce résultat, une équipe de chercheurs Indiens, Néerlandais et Allemands, a suivi 21 adultes analphabètes durant leur apprentissage de la lecture.

Avant le début de l’apprentissage, les volontaires ont été évalués sur leurs compétences en lecture : aucun d’entre eux n’a pu lire plus de huit mots simples. Pour les besoins de l’étude, les participants ont également subi une IRMf (Imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle) afin d’évaluer leur activité cérébrale.

Durant six mois, les volontaires ont appris à lire. À la fin de cette période, ils ont été soumis aux mêmes tests qu’auparavant. Les participants présentaient un niveau de lecture nettement amélioré, ainsi qu’une activité cérébrale profondément modifiée.

Les chercheurs se sont aperçus que l’apprentissage de la lecture modifiait non seulement le cortex, mais également des structures cérébrales plus profondes, telles que le thalamus et le tronc cérébral, qui gèrent entre autres l’audition, la motricité ou encore la vision. « Apprendre à lire, même après 30 ans, transforme profondément le cerveau » a noté l’un des auteurs de l’étude, Falk Huettig, à Mentalfloss « Le cerveau adulte est suffisamment flexible pour s’adapter à de nouveaux défis ».

Une réponse à la dyslexie ?

D’après les chercheurs, ces résultats prometteurs pourraient permettre de mieux comprendre la dyslexie, un trouble du langage que les chercheurs attribuent à un dysfonctionnement du thalamus.

Alors qu’ils ont prouvé que seulement 6 mois d’apprentissage de la lecture suffisent à modifier le thalamus, les chercheurs espèrent que ces résultats pourront un jour servir aux personnes touchées par la dyslexie. Ils envisagent également que soient mis en place des programmes d’alphabétisation adaptés, afin d’offrir aux analphabètes de plus grandes chances de réussite.

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