Antibiorésistance : utilisation de tests rapides

Antibiorésistance : utilisation de tests rapides

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Pour lutter contre l’antibiorésistance, des praticiens ont publié, mercredi 16 novembre, un livre blanc dans lequel ils préconisent de mettre en place davantage de dispositifs de dépistage rapide. Une revendication qui intervient à l’occasion de la semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques.

« Les antibiotiques, c’est pas automatique »

Véritable fléau, le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques devient un enjeu majeur de santé publique. En cause : leur utilisation massive, répétée ou inappropriée.

Des tests rapides de dépistage et de diagnostic permettent pourtant de vérifier l’origine de la maladie, et donc la pertinence de prescrire, ou non, des antibiotiques. Dans le cas d’une angine par exemple, si son origine est bactérienne, l’antibiotique sera normalement efficace. En revanche, il sera inutile si la maladie provient d’un virus.

En pratique, ces tests ne sont pas suffisamment utilisés. Ils existent pourtant, pour certains, depuis plus de 10 ans. Les auteurs du livre blanc recommandent l’amélioration de l’information des professionnels de santé et du grand public sur ces outils. Une meilleure prise en charge par l’Assurance Maladie pour en faciliter la diffusion est également préconisée.

Un dépistage en deux heures

Ces tests permettent de dépister les bactéries résistantes en 2 heures, contre 48 heures en laboratoire. Un dépistage plus rapide qui, s’il se répand, devrait permettre de limiter les prescriptions et consommations abusives. Le gouvernement a d’ailleurs pour objectif de diminuer de 25 % le nombre de boîtes d’antibiotiques remboursées chaque année par l’Assurance Maladie d’ici 2018.

13 mesures pour maîtriser l’antibiorésistance

Le 17 novembre, le comité interministériel pour la santé a publié un rapport dans lequel il propose 13 mesures pour maîtriser l’antibiorésistance et faire face à cette « urgence mondiale ». 5 axes sont visibles : la communication et la sensibilité auprès du grand public et des professionnels de santé, la formation des professionnels de santé et le bon usage des antibiotiques, la recherche et l’innovation en matière de maîtrise de l’antibiorésistance, la mesure et la surveillance de l’antibiorésistance et enfin la gouvernance et la politique intersectorielles de maîtrise de l’antibiorésistance.

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