Amputée des 4 membres après une IVG, le CHU condamné

Amputée des 4 membres après une IVG, le CHU condamné

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Le tripode, bâtiment du CHU de Bordeaux. Source : Wikipédia.

En 2011, une mère de famille de 3 enfants, Priscillia Dray, avait contracté une infection nosocomiale à la suite d’une interruption volontaire de grossesse (IVG) au CHU de Bordeaux. Suite à une prise en charge défaillante, la femme avait dû être amputée des 4 membres. Un préjudice considérable désormais reconnu puisque l’établissement bordelais a été condamné à verser une provision de 300 000 euros, selon le quotidien Sud Ouest.

Un diagnostic tardif en cause

L’histoire débute au printemps 2011, quelques mois après la naissance de son troisième enfant, Priscilla Dray, alors âgée de 36 ans, tombe de nouveau enceinte. La femme décide de subir une IVG à la suite de laquelle elle est prise de fièvre et ressent des douleurs. Priscillia Dray se rend alors directement aux urgences. Mais ce n’est que trois jours plus tard que le choc septique est constaté. Un diagnostic tardif qui sera le début du calvaire pour cette commerçante bordelaise.

Les médecins décident alors de démarrer une antibiothérapie, mais l’infection, déclenchée par la bactérie appelée « mangeuse de chair », a eu le temps de se propager dans le corps de la patiente et son pronostic vital est engagé. Finalement, sa vie sera sauve mais elle devra subir l’amputation de ses quatre membres.

Si le CHU de Bordeaux avait toujours démenti avoir commis la moindre faute, estimant que la pathologie était extrêmement rare et difficile à déceler, les magistrats du tribunal administratif de Bordeaux en ont décidé autrement. Pour eux, « aucun élément ne permet de limiter la part de responsabilité du CHU dans la survenance du dommage ».

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