91 médicaments à éviter selon la revue Prescrire

91 médicaments à éviter selon la revue Prescrire

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Les 91 médicaments à éviterEn ce début d’année, Prescrire, la revue médicale indépendante dédiée aux professionnels de santé, a mis a jour son étude sur la liste des médicaments qu’il vaut mieux éviter pour mieux soigner.

Sur quoi repose le bilan ?

Pour la cinquième année consécutive, Prescrire dresse un bilan des cas flagrants de médicaments soumis à prescription « plus dangereux qu’utiles », qu’il est préférable d’écarter des soins.

L’arrivée de nouveaux médicaments, de nouveaux moyens d’évaluation et de nouveaux effets indésirables permet de remettre régulièrement à niveau la balance bénéfices-risques d’un médicament.

C’est ainsi que Prescrire a pu mettre à jour ses données, en communiquant 91 médicaments jugés plus dangereux qu’utiles, dont 82 en France. La revue précise que ces médicaments sont « à retirer du marché en raison de leur nocivité ».

Quels médicaments sont concernés ?

Parmi ces médicaments, on en retrouve qui exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils peuvent apporter, des médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée au vu d’autres médicaments plus récents sur le marché présentant moins de risques, à l’inverse des médicaments récents qui présentent plus de risques que d’autres plus anciens, et enfin des médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà d’un effet placebo et qui exposent à de graves effets indésirables.

Des antitumoraux, des antihypertenseurs, des antihistaminiques, des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont concernés, ainsi que des médicaments utilisés dans les cas d’ostéoporose, d’arthrose, d’autres prescrits en gastro-entérologie, en gynécologie, dans le cadre de la Maladie d’Alzheimer, en ophtalmologie, en pneumologie – ORL, ou en psychiatrie.

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Pourquoi ces médicaments restent-ils sur le marché ?

Parmi toutes les substances recensées par Prescrire durant 5 ans, seulement une dizaine ont fait l’objet de suspension ou de retrait d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Il y a également eu quelques arrêts de commercialisation et quelques déremboursements, parfois seulement partiels.

A l’instar de l’Uvestérol D début janvier 2017 ou, à plus grande échelle, du Médiator, faut-il attendre un autre scandale sanitaire pour que certaines spécialités soient enfin retirées du marché ? La revue médicale conclut par ce postulat : « Sur la période 2013-2016, l’action des autorités et des firmes pour écarter des soins les médicaments plus dangereux qu’utiles a été lente et parcellaire, en particulier au niveau européen. Patients et soignants ont intérêt à prendre l’initiative, sans attendre ».

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