100 scientifiques en lutte contre les perturbateurs endocriniens

100 scientifiques en lutte contre les perturbateurs endocriniens

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Perturbateurs endocriniensCent scientifiques ont signé une tribune dénonçant le manque de précaution vis-à-vis des perturbateurs endocriniens, allant jusqu’à dénoncer l’immobilisme de l’Union Européenne bloquée par les lobbies.

Pourtant, plusieurs études récentes mettent en cause les perturbateurs endocriniens dans plusieurs pathologies et de nombreuses associations réclament une législation plus forte pour les diminuer ou les supprimer.

Le poids du lobby

Les signataires de la tribune dénoncent le poids des lobbies au sein même de l’Union Européenne qui empêchent tout changement de législation en gagnant un maximum de temps. Les intérêts financiers de grands groupes agroalimentaires passent avant la santé et ignorent ainsi les dangers potentiels des additifs mis en cause. Dans leur travail, les lobbies sont aussi aidés par certains pays et non des moindres, puisque les États-Unis se sont publiquement exprimés pour le maintien des règles actuelles.

L’Union Européenne paralysée

Déjà en novembre 2014, l’UE s’était attirée les foudres des ONG en définissant les perturbateurs endocriniens comme « une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé ».

Aujourd’hui, alors que le principe de précaution devrait s’appliquer, rien ne bouge.

Les scientifiques concluent leur tribune en proposant la création, sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, d’un groupe chargé d’évaluer les connaissances scientifiques destinées aux responsables politiques dans l’intérêt général et qui mettrait la science à l’abri de l’influence des intérêts privés.

Ils terminent en appelant leurs confrères à revendiquer leur indépendance vis-à-vis des industriels et à défendre fermement leurs études contre la « propagande » de certains industriels.

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